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1942-1944 • Boncourt, un dilemme suisse

1942-1944 • Boncourt, un dilemme suisse par Philippe Turrel, Biographe et auteur

À l’été 1942, la borne 239 de Boncourt (JU) à la frontière entre la France et la Suisse devient pour les autorités fédérales la porte du refoulement des « indésirables », notamment des juifs fuyant la barbarie nazie. Une poignée d’habitants de ce village n’écoutant que leur conscience, facilite leur passage clandestin. À l’automne 1944, par un retournement surprenant de la politique envers les réfugiés, la même borne frontière 239 devient la porte d’entrée de 13 500 enfants français réfugiés de guerre, en provenance du Territoire de Belfort et du Doubs, venus chercher asile en Suisse.

À travers la mise en miroir de ces deux faits historiques contraires qui se sont déroulés à Boncourt, ce récit nous plonge au cœur des dilemmes partagés autant par l’administration bernoise, la Croix-Rouge suisse, que de simples citoyens durant les années noires de la Seconde Guerre mondiale. Après la guerre, les Boncourtois évoqués dans ce livre seront remerciés et honorés pour leur bravoure ou leur bienveillance par la future reine des Pays-Bas et le général Guisan, par les généraux Eisenhower, de Gaulle, de Lattre de Tassigny. En en Israël, dans l’allée des Justes, un arbre sera planté par des réfugiés juifs d’Amsterdam en l’honneur d’une famille de Boncourt.

Cet ouvrage incarne avant tout un devoir de mémoire. Il a également une vocation pédagogique visant à inciter la jeunesse à entreprendre des actions bénévoles et courageuses pour autrui, à l’image des personnalités du village de Boncourt pendant la Seconde Guerre mondiale.

Boncourt, porte d’entrée de la Suisse

« Mais cet espace frontalier s’avère être, à l’image du pays, d’une déroutante et redoutable complexité. En effet, la tradition d’accueil de la Confédération est mise à mal par une politique d’asile dramatiquement restrictive à l’égard des réfugiés juifs. »

Une politique d’asile restrictive
En effet, depuis l’accession au pouvoir d’Adolf Hitler en 1933, les juifs d’Allemagne et d’Autriche sont expulsés par les nazis. Ils sont de plus en plus nombreux à chercher refuge en Suisse.

Un dilemme pour les villageois

« Ce village a également été le point de passage très confidentiel de résistants, de femmes et d’enfants utilisant toute la frontière autour de Boncourt dont la ‘‘Porte de France” située dans le Domaine de Guilé, propriété de Léon et Marguerite Burrus. »

Ce village frontière est le point de passage, clandestin ou autorisé, de dizaines de milliers de personnes : civils et militaires, réfugiés en provenance de toute l’Europe, résistants français engagés dans la lutte contre l’Allemagne, contrebandiers et trafiquants, enfants français fuyant les exactions de la guerre...

Certains d’entre eux traversent la frontière en passant par la «Porte de France» du Domaine de Guilé, propriété de Léon et Marguerite Burrus.

Parmi les villageois : 4 familles, entre illégalité et humanité

« Il célèbre notamment la mémoire de femmes aux actions inspirantes et courageuses. Honneur à Odile Burrus, Marguerite Burrus, Suzanne Jurot, Yvonne Quain, et Marie-José Viellard.
Honneur également à différentes personnalités comme le jardinier François Bourquenez et son patron Henry Burrus, les paysans comme M. Quain. Par l’hommage rendu à quatre familles de Boncourt qui se sont illustrées par leur courage et leur dévouement dans ce village-frontière du canton du Jura durant la Seconde Guerre mondiale. »

Ce livre souligne l’engagement humanitaire d’hommes et de femmes de Boncourt qui se sont particulièrement distingués en accueillant des réfugiés durant la Seconde Guerre mondiale. Parmi ces familles de Boncourt, les Quain, les Jurot et les Burrus en lien avec une famille alliée située en France voisine, les Viellard.

« Après la guerre, les Boncourtois évoqués dans ce livre seront remerciés et honorés pour leur bravoure ou leur bienveillance par la future reine des Pays-Bas et le général Guisan, par les généraux Eisenhower, de Gaulle, de Lattre de Tassigny, et en Israël, dans l’allée des Justes, un arbre sera planté par des réfugiés juifs d’Amsterdam en l’honneur d’une famille de Boncourt. »

Le rôle de la Croix-Rouge suisse, Secours aux enfants

« Statutairement subordonnée à l’armée en temps de guerre, la Croix-Rouge suisse était également contrôlée en sous-main par les autorités fédérales, apparaissant alors comme le bras humanitaire de la Confédération. Ceci dit, sans l’appui gouvernemental, elle n’aurait pas pu entreprendre l’accueil, en un temps record, des quelque 13 500 jeunes réfugiés des régions avoisinantes de Montbéliard et de Belfort qui ont transité par Boncourt en automne 1944. Calcul politique ou acte sincère de solidarité humanitaire ? Les frontières sont parfois poreuses. »

En janvier 1942, la nouvelle organisation Croix-Rouge suisse Secours aux enfants se fixe pour objectif de prolonger l’action sanitaire de la Croix-Rouge pour des civils hors du territoire national.

La nouvelle entité en faveur des enfants réfugiés victimes de guerre devient au fil de la Seconde Guerre mondiale la vitrine du secours de la Suisse à l’étranger, une posture en accord avec les grands principes de l’asile. Les conséquences sur la politique extérieure du pays, alors que des décisions restrictives à l’égard d’autres catégories de réfugiés avaient été prises, seront importantes. Les populations du pays, qui se reconnaissent dans cette tradition de charité, nourriront l’effort de guerre humanitaire grâce à des milliers de volontaires et de très importantes collectes d’argent et de matériel divers.

À l’automne 1944, les enfants français réfugiés de guerre de Belfort et de Montbéliard vont bénéficier du secours de la Suisse.

Répartis dans tous les cantons helvétiques, les enfants français reçoivent un accueil enthousiaste et chaleureux dans de nombreuses familles, grâce à l’action de la Croix-Rouge suisse – Secours aux enfants, de l’armée fédérale et d’initiatives de bienfaiteurs privés, telles les familles franco-suisses Burrus et Viellard. Ce récit évoque la mobilisation, dans le microcosme de la société de Boncourt, de tout un village en faveur de l’évacuation, puis du rapatriement de ces milliers d’enfants. Il retrace aussi les tractations et les coulisses de la plus importante opération humanitaire réalisée en Suisse, en six mois, d’octobre 1944 à mars 1945.

Insuffler l’esprit philanthropique aux plus jeunes

Outre le devoir de mémoire, l’ouvrage a pour ambition de sensibiliser la jeunesse d’aujourd’hui aux bonnes actions menées par ses aïeux.

L’action de la Croix-Rouge suisse Secours aux enfants en faveur des enfants français réfugiés de guerre est de nature à susciter aujourd’hui des vocations auprès des jeunes. En effet, la Croix-Rouge est un vecteur essentiel de l’aide aux personnes fragiles. Préserver les plus vulnérables reste d’une actualité brûlante
partout dans le monde.

Si, comme le souligne l’auteur Philippe Turrel dans son ouvrage, «Chacun de nous peut se trouver un jour dans la peau d’un réfugié », « Chacun de nous peut se trouver un jour dans la peau d’un bienfaiteur », il appartient à chacun de se connecter à la détresse de son prochain.

Comme le précise Régis Burrus, président de la Fondation Novandi, dans l’avant-propos du livre : “Ce livre est destiné en premier lieu à la jeunesse afin de l’inciter à exercer un esprit critique sur son environnement ainsi qu’à entreprendre des actions bénévoles et courageuses pour autrui.”

« De même, ce livre, en mettant en lumière le dévouement des habitants de Boncourt envers les personnes cherchant refuge en Suisse, apporte un éclairage inédit et captivant sur le déploiement, à l’échelle locale, de l’aide spontanée, bénévole et fraternelle de toute une population acquise aux idéaux d’humanité et d’hospitalité.»

“La force d’un pays, c’est sa jeunesse, et l’atout de la jeunesse, c’est sa formation.” Charles Burrus, Fondateur de la Fondation Novandi

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